Un projet d’expatriation familiale : entre rêve et logistique
S’expatrier avec des enfants n’est plus un rêve réservé à une minorité d’aventuriers. Que ce soit pour améliorer la qualité de vie, saisir une opportunité professionnelle ou offrir une éducation différente à ses enfants, de plus en plus de familles sautent le pas. En 2024, près de 2 millions de Français vivent à l’étranger, dont une grande partie en famille (source).
Mais un départ à l’international en famille ne s’improvise pas. Il exige d’anticiper bien plus qu’un simple déménagement : scolarité, santé, cadre de vie, sécurité, adaptation culturelle… chaque détail compte pour garantir une transition réussie. Et les contraintes varient énormément selon l’âge des enfants, les pays visés ou le projet de long terme.
Choisir le bon pays : stabilité, école et services
Le choix de la destination doit être guidé par des critères concrets, bien au-delà du simple attrait touristique. Parmi les priorités : la qualité des écoles (françaises ou locales), le système de santé, la sécurité, les démarches de visa et la présence d’une communauté francophone. Des destinations comme le Canada, la Suisse ou la Nouvelle-Zélande sont particulièrement plébiscitées pour leur environnement favorable aux familles.
Mais attention : certaines zones, bien que très attractives sur le papier, peuvent présenter des difficultés d’intégration ou des systèmes éducatifs incompatibles avec vos attentes. Il est donc essentiel de visiter le pays au préalable ou d’échanger avec d’autres expatriés.
Bien choisir son visa « famille »
Avant toute chose, il est crucial de vérifier que le pays d’accueil accepte les membres de la famille sur le même type de visa ou propose un visa associé (dépendant). Certains pays comme le Canada ou la Nouvelle-Zélande proposent des procédures claires pour les conjoints et les enfants, tandis que d’autres exigent des démarches séparées plus complexes. Le plus souvent, un visa de travail principal permet ensuite de parrainer sa famille, mais attention aux délais et conditions spécifiques (justificatifs de revenus, assurances, etc.).
Le logement : stabilité et sécurité avant tout
L’accès à un logement adapté est central pour une expatriation réussie en famille. Quartiers résidentiels, proximité des écoles internationales ou francophones, transports publics… Les critères de choix sont souvent bien différents de ceux d’un jeune expatrié seul. Dans des villes comme Lisbonne, Montréal ou Dubaï, les écarts de loyers entre quartiers peuvent être très significatifs. Mieux vaut donc prévoir un temps de repérage sur place, ou passer par des groupes d’expats locaux pour des conseils concrets.
Anticiper les frais de santé pour les enfants
Les systèmes de santé varient énormément selon les pays. En dehors de l’Union européenne, la plupart des familles expatriées optent pour une assurance santé internationale, notamment pour les consultations pédiatriques, les urgences et les suivis de croissance. Ces assurances représentent un coût non négligeable mais nécessaire. Des acteurs comme April International proposent des formules spécifiques aux familles.
Garde d’enfants et mode de vie local
Dans de nombreux pays, les crèches ou garderies sont privées et coûteuses. Il est souvent nécessaire de s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour obtenir une place. Par ailleurs, le mode de garde local peut différer : certaines familles à Bangkok ou à Mexico choisissent une nounou à domicile, tandis qu’en Allemagne ou en Scandinavie, le système public est plus accessible.
Intégration et adaptation culturelle des enfants
Changer de pays, de langue et de culture peut représenter un défi émotionnel pour les plus jeunes. Si les enfants en bas âge s’adaptent souvent plus vite, les adolescents peuvent ressentir un décalage plus fort avec leurs repères habituels. L’inscription dans une école internationale ou francophone permet souvent une transition en douceur, tout en préservant un bon niveau scolaire.
Documents utiles à préparer avant l’expatriation en famille
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Passeports valides pour chaque membre de la famille
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Livret de famille ou actes de naissance traduits et, si besoin, légalisés
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Carnets de santé et certificats de vaccination à jour
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Justificatifs de scolarité (bulletins, certificats d’inscription)
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Police d’assurance santé internationale couvrant tous les membres
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Documents pour animaux de compagnie (vaccins, certificats vétérinaires, puce électronique)
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Autorisation de sortie du territoire signée par l’autre parent (en cas de garde partagée)